| Brazey en Plaine compte environ
2500 habitants. Le territoire de la commune compte 2554 ha.
C'est un gros bourg rural, qui a vu le nombre de ses exploitants agricoles fondre comme neige au soleil ces trente dernières années. Le nom de Brazey viendrait d'un certain Brasius ou du nom gaulois Bracu ou Braca qui signifie marécages. Implanté au milieu des prés humides et des bois, le village a, dans les temps anciens produit du charbon de bois, ce qui a valu à ses habitants le surnom de "gueules noires". Les cultures céréalières se développérent et trois moulins s'installérent au bord de la Biètre : celui de Ponthémery, celui du centre et celui d'Ennevent. Brazey a eu aussi des tuileries et des briqueteries. La terre argileuse fournissait la
matière d'oeuvre et les forets environnantes les fagots pour la
cuisson.
Au début du XIX° siécle,
un haut -fourneau fait son apparition grâce au frères PHILIPPON.
Ce haut-fourneau disparaitra à cause de l'Angleterre qui inonda l'Europe de fonte au mileu du XIX°, après avoir fait la fortune de monsieur MAGNIN-PHILIPPON et de son fils , Joseph qui décida d'abandonner la fonderie pour se reconvertir dans la sucrerie. L'idée était bonne d'autant plus que les paysans s'étaient lanceés dans la culture de la betterave à sucre au début du XIX°, sur leurs terres riches et fertiles. Concurrencée par l'usine d'Aiserey, la sucrerie de Brazey se transforma en distillerie qui fonctionna jusqu'en 1935 environ. A sa place s'installa alors une usine fabriquant de la levure de boulanger (la Fala) et de l'alcool. Celle-ci arrêta son activité après la guerre. Edgard BOITUZET, un brazéen réussit à réimplanter une nouvelle sucrerie : la sucrerie LANVIN qui fut construite vers 1913-1914 et fonctionna jusqu'en 1960. C'est sur cet emplacement que sont
venus ensuite s'installer la SOBOCER et la malterie CHEVALIER
Au début du XX° siècle, un tissage de coton a été construit au bord du canal de Bourgogne par une société de tissage appartenant à Alfred MARCHAL, originaire des Vosges. Il créa une filature de coton à Trouhans. Après avoir connu une grande activité, ses deux entreprises ont fermé leurs portes en 1997. Après cette évocation du passé, voyons maintenant ce qu'il y a d'intéressant à voir à Brazey * la place de l'hôtel de ville qui a très peu changé depuis 1837. C'est à cette date que l'on a remplacé la vieille église par l'église actuelle, qu'on a contruit la mairie flanquée de deux écoles, puis le presbytère. * le
parc et le château MAGNIN.
* le château DUMESNIL qui abrite à présent la poste et la perception. * le
parc et le château POTTECHER qui appartenait
au XIX° siècle à la famille BONNIOT de SALIGNAC apparentée
aux MAGNIN-PHILLIPON.
* l'ancien rendez-vous de chasse situé à gauche du prebytère qui appartenait à Marguerite de Bourgogne, femme de Louis X le Hutin (fin du XIII° et début du XIV° siècle) et dont le faîtage est orné d'une frise d'animaux en terre cuite. * une ancienne chapelle, sur la route de Dijon qui renferme un superbe bénitier. Village-rue s'étalant sur plus de 5 km, Brazey est arrosé et bien arrosé par, en plus du canal de Bougogne qui partage son territoire en deux, la basse-Vouge, la Biètre, l'Oucherotte, la Viranne et le Mornay soit environ 20 km de voies d'eau.
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